mardi, juin 30, 2009

English is tricky

La langue anglaise n'est pas si simple qu'on aime à le dire, et plus particulièrement la prononciation de l'anglais. Le peu d'allemand et d'espagnol que je parle m'ont convaincu du fait que ces deux langues sont bien plus facile à lire et prononcer que l'anglais.

Exemple typique, le verbe "to gauge". On est tenté de dire "guaodge" à cause du "AU"... Et bien non, que nenni. To gauge - qui signifie, mesurer, déterminer, évaluer - se prononce "gaigde", le "AU" devient le son "AI". L'anglais fourmille de cas vicieux de ce genre.

Autre cas : le "H". Dans "hello", "humble" ou encore "heterogenous", le h est aspiré, comme dans 90% des cas en anglais. Mais il existe des exceptions, comme "honor", "honesty" ou encore le très usité "hour", où le h n'est jamais aspiré.

Un dernier pour la route : "aisle", où le "s" au milieu du mot est en fait un méchant parasite qu'il ne faut prononcer. Aisle veut dire couloir, comme côté fenêtre ou côté couloir dans un avion ou un train, ou le rayon d'un supermarché.

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mercredi, juin 17, 2009

Une garçon plutôt qu'une fille


On connaissait la préférence affichée des Chinois et des Indiens pour des enfants de sexe masculin, conséquence en Chine de la politique de l’enfant unique et de la promesse de prospérité associée à l’idée d’avoir un garçon. Les statistiques démographiques américaines prouvent que la tradition se poursuit au sein de la communauté asiatique installée aux Etats-Unis, qui représente près de 14 millions de personnes. Un chercheur à l’université du Texas s’est plongé dans les statistiques du Census Bureau, et a trouvé que parmi les familles d’origine chinoise, indienne et coréenne, le ratio garçon-fille à la naissance était de 1,17 pour 1, alors que la moyenne américaine est de 1,05 garçon pour chaque naissance de petite fille.

Encore plus révélateur, le troisième enfant d’une famille chinoise a 1,5 plus de chance d’être un garçon si les deux premiers enfants sont des filles. Cela révèle une tendance nette : le recours à des méthodes de sélection du sexe de l’enfant, que ce soit par fécondation in vitro et sperm sorting ou encore l’IVG. Un sujet véritablement tabou au sein de cette communauté, explique le journaliste Sam Roberts, qui a enquêté sur le sujet.

Ces résultats ont de quoi surprendre, car les immigrants chinois ne sont pas soumis à la politique de l’enfant unique aux Etats-Unis, mais privilégient tout de même les garçons par rapport aux filles dans leur pays d’accueil. Question de tradition : “l’héritage se transmet par la lignée masculine et les familles comptent financièrement sur leur fils pour leur retraite”, explique la directrice du Asian American/Asian Research Institute de l’Université de la Ville de New York.

Les Asiatiques - et plus précisément les Chinois, Indiens et Coréens, mais pas les Japonais -ainsi que les personnes du Moyen-Orient préfèrent avoir des garçons, alors que la tendance générale privilégie les filles, remarque Norbert Gleicher, médecin au sein d’une clinique de fertilité à New York et Chicago, interrogé par le New York Times.

Des cliniques pratiquant “la sélection sexuelle” des bébés se sont développées, s’adressant explicitement aux communautés chinoises et indienne. Ces cliniques proposent la procédure du “sperm sorting”, où il est possible de distinguer les spermatozoïdes porteurs du chromosome X de ceux porteurs du chromosome Y, qui déterminent le sexe de l’oeuf une fois fécondé. Ces spermatozoïdes sont ensuite utilisés pour une fécondation in vitro. Onéreuse, cette pratique n’est pas à la portée de tous, et certaines mères ont recours à l’IVG pour ne pas accoucher d’une fille. La politique de l’enfant unique en Chine a causé la plus importante disparité entre les sexes : 120 garçons pour 100 filles.

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jeudi, juin 11, 2009

A San Francisco, un tri sélectif encore plus sélectif


Vos pelures de pommes de terre jetées négligemment avec les boîtes de conserve dans la poubelle. Cela va vous coûter cher à San Francisco. La ville la plus agressive en matière de programmes écolo vient de voter la première loi du pays qui force ses habitants à séparer les détritus recyclables des détritus "compostables".

Il en coûtera de 100 à 1000 dollars d'amende à tout résident trouvé en flagrant délit de non triage de ses déchets. Les éboueurs seront chargés de vérifier si les restes de viandes du dîner de la veille ne sont pas mélangés avec emballages plastiques et autres déchets non recyclables. Auquel cas, le résident négligent est averti par simple note qu'il devrait changer ses habitudes. En cas de négligence répétée, la sanction financière tombe : de 100 dollars pour les particuliers et petites entreprises jusqu'à 1000 dollars pour les appartements et grandes entreprises.

Les critiques de Big Brother fusent déjà : "Je ne veux pas que le gouvernement fouine dans mes poubelles", s'est exclamé l'un des conseillers ayant voté contre la loi, Sean Eisbernd. "Les amendes ne seront appliquées que dans certains cas rares", a répondu le maire de la ville, qui veut d'abord faire "prendre conscience" aux gens du problème.

Les habitants de San Francisco disposeront donc de trois poubelles différentes : une bleue pour tous les déchets recyclables, une verte pour le compost et une noire pour le reste. Les partisans de la loi avancent que si la volonté est là, beaucoup de résidents se plaignent de l'absence de poubelles leur permettant de pratiquer le tri sélectif. En ligne de mire : les propriétaires d'immeubles qui ne mettent pas ces poubelles à la disposition de leurs locataires. C'est maintenant obligatoire.

Selon une étude locale, un tiers de ce qui atteri dans nos poubelles sont des déchets organiques et restes alimentaires. Avec 72%, San Francisco dispose déjà du taux de recyclage de ses poubelles le plus important du pays, alors que la moyenne nationale est de 32%, selon une étude de 2006. Le maire de la ville de l'ouest, Gavin Newsom, vise un taux de recyclage des déchets de 90%.

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mardi, juin 09, 2009

Les noirs, cible de choix des prêts subprimes

Les soupçons étaient là, maintenant la preuve en est faite : les prêts “subprime” à taux d’intérêt élevé étaient proposés en fonction de critères raciaux. Une bataille légale met en lumière les pratiques douteuses de la banque américaine Wells Fargo dans certains quartiers noirs de Baltimore, où des centaines de propriétaires-en-devenir sont tombés dans la spirale infernale des emprunts impossibles à rembourser.

Beth Jacobson est une ancienne employée de la banque. Dans une interview au journal New York Times, elle explique que les noirs de la classe ouvrière étaient perçus comme une cible intéressante pour ce genre de prêts à risque, en raison de leur désir d’appartenir à la nouvelle classe des propriétaires. “Wells Fargo disposait d’une unité qui ciblait tout spécialement les églises noires, parce que la banque estimait que les prêtres avaient de l’influence et pouvaient convaincre leurs membres de souscrire à des prêts subprime”, révèle Beth Jacobson.

“Nous avons travaillé d’arrache-pied pour permettre aux emprunteurs africains-américains d’accéder à la propriété”, s’est défendu Wells Fargo par le biais d’un porte-parole. Mais cela fait gentiment sourire les autorités publiques de dizaines de villes et d’Etat à travers le pays, qui ont lancé des poursuites à l’égard des pratiques discriminatoires maintenant connues de la banque. Mais Wells Fargo pourrait bien être l’arbre qui cache la forêt, puisque d’autres banques sont soupçonnées de pratiques similaires, dont JP Morgan Chase ou Citigroup.

Selon une enquête menée dans la ville de New York par le New York Times, les foyers noirs américains gagnant en moyenne 68 000 dollars (49 000 euros) par an avait 5 fois plus de chance de détenir un prêt subprime que des foyers blancs de la même catégorie socio-professionnelle. Cette proportion s’élevait à 8 contre 1 pour les clients Wells Fargo.

Tony Paschal a travaillé dans le département prêts et emprunts de Wells Fargo de 1997 à 2007. Aujourd’hui, il raconte que la banque faisait référence aux prêts subprimes comme des “prêts ghettos”, où les clients issus des minorités étaient automatiquement considérés comme des “gens aux créances douteuses” qui “ne paient pas leurs factures”.

Concrètement, ces clients se voyaient proposer des prêts à des taux supérieurs aux prêts immobiliers “normaux”, où un emprunt de 165 000 dollars (120 000 euros) pouvait coûter jusqu’à 100 000 dollars (72 000 euros) de plus en intérêts à son souscripteur dans le cas d’un prêt subprime. Les clients étaient incités à souscrire à ce type de prêt, alors qu’ils auraient pu prétendre à des prêts normaux et plus facilement remboursable - mais moins rémunérateurs pour les banques.

Wells Fargo devra s’exprimer face à la justice dans le courant du mois sur cette affaire.

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dimanche, juin 07, 2009

T'es plutôt harceleur ou ADHD...?

Un clin d'oeil aux social networks addicts - dont je suis, je le confesse.

"Les médias sociaux : faire s'exprimer le potentiel exceptionnel des inadaptés"

Facebook, MySpace et Twitter font s'exprimer nos penchants narcissiques, harceleurs ou ADHD, c'est-à-dire attention-deficit hyperactivity disorder, en français "trouble déficit de l'attention/hyperactivité". A méditer...
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

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jeudi, juin 04, 2009

Les musulmans américains attendent “du concret” après le discours du Caire

Un petit reportage réalisé à Los Angeles les jours précédent le discours attendu de Barack Obama au Caire. J'ai tendu mon micro à quelques musulmans américains, une population d'environ 7 millions de personnes aux Etats-Unis, afin de savoir ce qu'ils attendent de l'initiative du nouveau président.

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samedi, mai 30, 2009

Au Mexique, la vie a repris comme avant, les touristes en moins

Deux mois après l’apparition de la grippe H1N1, l’état de vigilance est largement retombé au Mexique. Les masques protecteurs que l’on pouvait voir à chaque coin de rue de la capitale se font maintenant rares, et une atmosphère de cynisme règne parmi la population au sujet de l’épidémie.

“Cette histoire de grippe, c’est une blague”, s’exclame Pedro*, conducteur de taxi que j'ai rencontré à Mexico. L’homme, la quarantaine passée, se plaint plutôt des heures et parfois des jours à attendre des clients, à l’aéroport international de Mexico City, devenu désert depuis début avril. “Je pense que le gouvernement a fomenté ça pour nous entourlouper”, continue le conducteur, qui dispose toutefois d’un masque, mais se garde bien de le porter. “Notre entreprise de taxi nous demande de garder ça avec nous, c’est obligatoire, mais je ne le porte pas”, explique-t-il, incrédule.

Ce sentiment de cynisme est partagé parmi la population. Si l’épidémie a tout de même fait 95 victimes au Mexique, les gens estiment que le battage médiatique autour de la grippe a largement été disproportionné. “Ils feraient mieux de s’occuper des vrais problèmes du Mexique, comme la corruption ou le trafic de drogue”, s’emporte Paz Lavin, une habitante de Tepoztlan, un village situé à une centaine de kilomètres au sud de la capitale. Ici, personne ne porte de masque et ne se sent personnellement concerné par le problème. “Je ne connais personne qui ait été touché de près ou de loin par la grippe”, continue cette professeur d’espagnol. Pour elle, la grippe est un moyen pour le gouvernement d’obtenir des crédits de la part d’organisations internationales.

Dans le métro de Mexico, en avril 2009, la population se protège de l'épidémie de grippe grâce à des masques médicaux.

Si chacun y va de sa théorie plus ou moins farfelue, la méfiance envers les autorités est réelle. En particulier au sein des couches populaires. Bob Schalkzijk vit, lui, dans le quartier aisé de Coyoacan à Mexico, et n’émet aucun doute sur la dangerosité de la grippe H1N1. Il applique les gestes simples énoncés par les agences sanitaires : éternuer dans son coude, éviter les contacts proches, mais de là à porter un masque… Ce septuagénaire se réjouit de la réouverture des restaurants de son quartier, fermés pour cause d’épidémie, mais s’abstient de prendre le métro - il préfère se déplacer en voiture.

Lourdes Almeida ne se donne même pas cette peine. Artiste-photographe célèbre au Mexique, ce petit bout de femme continue d’emprunter le métro, le seul véritable moyen de se déplacer dans cette ville de plus de 20 millions d’habitants. “La grippe tue chaque année des centaines de milliers de personnes dans le monde!”, souligne-t-elle en haussant les épaules, insistant sur le relatif faible décompte de personnes victimes du virus actuel : 110 décès dans le monde.

Deux mois après les premiers cas de grippe, la vie a repris son cours au Mexique, les touristes en moins. L’épidémie a complètement interrompu les flots d’étrangers en provenance d’Europe et des Etats-Unis qui viennent traditionnellement inonder les plages des côtes des Caraïbes et du Pacifique, en cette période chaude de l’année. Aux heures de pointe, le métro est bondé, et les températures dépassent facilement les 40 degrés dans les entrailles de la capitale. Au coeur de la marée humaine, on croise parfois une ou deux personnes portant un masque, masque rapidement descendu sur la gorge pour éviter l’étouffement.

*nom d’emprunt

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mardi, mai 26, 2009

Les ados américains envoient 80 sms par jour

Les adolescents américains envoient en moyenne 2272 textos par mois, selon une étude Nielsen, conséquence des forfaits à "sms illimités" proposés par les opérateurs de téléphonie mobile aux Etats-Unis. Cette SMS-mania - qui correspond à l'envoi de 80 textos chaque jour - n'est pas sans conséquences, sur lesquelles se penchent déjà sociologues et universitaires. Citons par exemple l'anxiété, la distraction en classe, stress et problèmes d'insomnies.

Le sujet est en tête de liste des articles les plus envoyés sur le New York Times, car il étudie en profondeur l'impact d'un tel comportement sur le développement des adolescents.

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mardi, mai 19, 2009

La Californie veut rendre l’eau du Pacifique potable

Boire de l’eau de mer désalinisée, cela va bientôt être possible en Californie. La ville de San Diego vient de donner son feu vert à la construction de ce qui deviendra la deuxième plus grande usine de désalinisation du monde, après celle des Emirats Arabes Unis.

D’ici 2011, date de sa mise en service, l’usine filtrera 378 millions de litres d’eau de mer par jour, pour en extraire environ 190 millions de litres d’eau potable. “Si le projet fonctionne bien, je m’attends à voir d’autres usines apparaître sur la côte”, s’est félicité l’un des supporter du projet travaillant au sein de l’institut indépendant “Pacific Institute”, Peter Gleick, dans le New York Times.

L'usine de désalinisation de Perth, en Australie.

L’usine, qui fonctionnera selon le système de l’osmose inverse, va être construire à Carlsbad, une ville côtière à mi-chemin entre Los Angeles et San Diego. Mais d’autres projets semblables sont en cours d’évaluation de San Francisco à Los Angeles, en passant par Santa Cruz. Depuis trois ans, la Californie est touchée par une sécheresse chronique qui met en péril les récoltes des agriculteurs et provoque des incendies redoutables, comme ceux récemment embrasé la colline de Santa Barbara. Los Angeles importe 87% de son eau potable par le biais d’aqueducs qui pompent l’eau depuis le nord et l’est de l’Etat, ce qui représentait 723 millions de litres en l’an 2000, selon le Los Angeles Department of Water and Power.

Si l’usine s’impose comme une évidence dans une région où les sources d’eau douce sont si rares, certains groupes environnementalistes s’opposent à l’usine. Ils invoquent la menace qu’elle pose à l’égard de la vie sous-marine, aspirée lors du pompage de millions de litres d’eau. Ils pointent également la pollution représentée par le concentrât, cette eau saumâtre extrêmement riche en sel rejetée par l’usine dans la mer.

Un post paru sur FranceUSAmedia

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lundi, mai 11, 2009

Une vidéo crée la polémique dans les écoles américaines

Si on lui avait dit que son message aurait autant d’impact, elle ne l’aurait pas cru. Annie Leonard est une ancienne employée de Greenpeace auteure d’un mini-documentaire posté sur le web en décembre 2007. “The Story of stuff” (une vidéo dont j'ai parlé lors de sa sortie et dont la version française sous-titrée se trouve ici), est un docu animé qui explique en 20 minutes l’impact environnemental du mode de vie des Américains.

Le bouche-à-oreille sur Internet a marché à plein, le fameux “buzz” du web. Si bien que les instituteurs s’en servent aujourd’hui dans leurs salles de classe pour parler du phénomène du réchauffement climatique. “Franchement, peu de livres scolaires sont à la page sur l’environnement”, confie à la presse Bill Bigelow, rédacteur en chef d’un magazine à destination du corps enseignant. “Celui qui est utilisé dans l’Oregon par exemple n’a que trois paragraphes sur le réchauffement climatique. Donc, oui, les professeurs sont à la recherche de sources alternatives.”

Mais le mini-documentaire a aussi ses détracteurs. Annie Leonard, qui se décrit comme une “activiste qui n’accorde aucune excuse”, y dépeint également les relations incestueuses entre gouvernement et entreprises et l’impact -néfaste - du capitalisme dans le monde. “On commence par l’extraction, qui est un joli mot pour l’exploitation des ressources naturelles, autremen dit la destruction de la planète”, explique Annie Leonard, qui apparaît dans la vidéo sous forme incrustée. L’ancienne de chez Greenpeace dénonce aussi les sommes exhorbitantes allouées par son gouvernement au secteur de la défense.

Certains parents sont sceptiques face à ce film qu’ils considèrent sans nuance. L’un d’entre eux dans le Montana a dénoncé son caractère “anticapitaliste”, forçant l’école de Missoula à en discontinuer la projection en classe. Reste que le succès de “The Story of stuff” est réel : le documentaire a été visionné plus de six millions de fois sur son site, et encore davantage sur les sites de partage de vidéo en ligne comme YouTube. Plus de 7000 écoles, organisations religieuses ou autres ont commandé la version DVD du documentaire, et des centaines d’instituteurs ont fait savoir à Annie Leonard qu’ils demandaient à leurs étudiants de regarder le film sur le web.

Annie Leonard attribue le succès de sa vidéo à sa simplicité : “ce que je raconte dans le film n’a rien de nouveau, mais le format de l’animation la rend facile à regarder.” Sa brièveté est aussi un avantage : les étudiants peuvent visionner et débattre du film pendant un cours d’une heure, ce qui n’est par exemple pas le cas du documentaire d’Al Gore “Une vérité qui dérange”, qui dure une heure et demi, souligne un professeur.

En attendant, Annie Leonard a signé un contrat avec l’important éditeur d’ouvrages scolaires Simon & Schuster, afin d’écrire un livre accompagnant sa vidéo déjà célèbre partout dans le monde.

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mercredi, avril 29, 2009

"Vous ne regardez pas les infos?"

Mardi 28 avril - aéroport international de Los Angeles. Les voyageurs, le personnel et le public portent des masques pour se protéger de la grippe porcine. Ci-dessous, Jose rentre d'un vol en provenance de Puerto Vallarta au Mexique : "Je l'ai porté pendant tout le vol", m'a-t-il confié, même si la majorité des passagers n'en étaient pas équipé.

Une famille venue à pour accueillir des amis en provenance d'Allemagne. "On veut se protéger des gens ici à l'aéroport", expliquent-ils, "vous ne regardez pas les infos?"

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mercredi, avril 22, 2009

Le roquefort victime d'une taxe exorbitante aux Etats-Unis

Les mesures de rétorsion entre l'UE et les Etats-Unis, ça ne vous rappelle rien? La guéguerre continue avec, cette fois, le roquefort en ligne de mire.

Votée par l'administration Bush encore au pouvoir, une taxe d'importation de 300 % touche le roquefort à partir du 23 avril. Une mesure votée en réponse au refus de l'Union européenne d'acheter le bœuf américain. Les amateurs de roquefort s'interrogent sur l'avenir du fromage aux Etats-Unis, et espèrent un geste du président Obama.

Je suis allée à la rencontre de vendeurs, importateurs et restaurateurs à Los Angeles. Mon reportage a été publié sur le site du Monde.

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mardi, avril 14, 2009

Plus de polyvalence, que diable!

L'agence de presse Reuters a décidé d'équiper ses 2700 journalistes d'un kit multimédia. Même si ils ne sont pas calés en vidéo, ces journalistes devront apprendre et produire du contenu multimédia, grâce à cette valise que l'on peut apercevoir sur l'image ci-contre.
Parce qu'on ne voit pas bien ce qu'elle contient, la valise comprend une caméra Tandberg Edge 95, un micro, un système d'éclairage, un trépied et un moniteur. Il doit équiper dans une phase de test 60 bureaux de l'agence en Europe, Asie et Amérique Latine, qui transmettront les images par internet.

Les agences de presse dans le monde se "multimédiaïsent". Comme l'explique le rédac chef multimédia de Reuters Chris Cramer : "Nous devons avoir les compétences pour faire un travail de média, pas seulement d'un genre de média". Plus de polyvalence est donc requise pour les journalistes d'aujourd'hui. En tant que journaliste multimédia, je confirme que la tâche est délicate, en particulier lorsqu'on doit rajouter au texte/micro/appareil photo la caméra qui est, de loin, l'outil le plus complexe à manier, pas seulement techniquement mais aussi dans la façon de faire son sujet.

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vendredi, avril 10, 2009

Les Français et Obama

mercredi, avril 08, 2009

La crise aux Etats-Unis décourage les clandestins à la frontière mexicaine

Les arrestations de clandestins le long de la frontière américano-mexicaine ont diminué d'un quart par rapport à l'année dernière. La crise économique aux Etats-Unis est l'une des raisons principales de ce ralentissement. J'ai été enquêté de chaque côté de la frontière, et mon reportage est paru sur le site du Monde. En voici le résultat.

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vendredi, avril 03, 2009

Range ton flingue et écoute le prof!

Autoriser le port d’arme dans les universités, c’est la proposition de loi très sérieuse actuellement à l’étude dans l’Etat du Texas. “Si quelqu’un ouvre le feu sur un campus, préférez-vous rester assis sans rien faire ou avoir une chance de vous défendre?”, explique Katie Kasprzak, porte-parole des “Students for Concealed Carry on Campus”, un groupe qui revendique quelque 37 000 membres.

La loi autoriserait le porte d’arme dissimulée aux personnes de plus de 21 ans sur les campus ainsi que dans les bars, une initiative qui déchaîne les passions dans l’Etat de George W. Bush. “Ca va nous conduire tout droit au désastre”, se lamente Brian Malte, il fait partie de l’organisation Brady Campaign Against Gun Violence, qui prône davantage de contrôles sur le port d’arme.

“Permettre à des étudiants de se promener avec une arme sur eux, c’est risquer l’accident lorsqu’un professeur donne des mauvaises notes, lorsqu’un étudiant refuse les avances d’un autre, ou lorsqu’une fête un peu trop arrosée dégénère”, s’inquiète le respecté Austin American Statesman dans son éditorial du 2 avril.

Aujourd’hui, 315 000 personnes détiennent le permis de porter une arme, dans un Etat qui compte 24 millions de personnes. La législature du Texas est divisée sur le sujet, mais si une telle loi était votée, ce serait une première. 18 Etats ont étudié des projets de loi semblables depuis 2008, mais aucune n’est encore passée.

“Nous espérons que le Texas donnera l’exemple et qu’un effet domino se produira”, a indiqué Katie Kasprzak, qui soutient activement l’initiative. La décision fait suite aux fusillades dans divers universités depuis plusieurs années, dont le plus meurtrier avait eu lieu il y a deux ans à Virginia Tech : 33 personnes étaient mortes.

Article paru sur France USA Media

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mercredi, avril 01, 2009

Un mur...de détritus

Je viens de me rendre à la frontière pour faire un reportage sur l'impact de la crise économique sur les passages de clandestins. Un sujet sur lequel je travaille pour LeMonde.fr et qui devrait paraître bientôt. Je me suis entretenue avec la police des frontières à San Diego, et j'ai eu droit à une visite le long de la "barrière de sécurité" - ils ne veulent pas appeler ça un mur - fraîchement installée, en complément de celle qui date de 1994, que l'on aperçoit sur les photos ci-dessous.

Mais ce qui m'a interpelée, c'est qu'on pouvait deviner la colère des habitants de Tijuana (la ville mexicaine qui fait face à celle de San Diego côté américain) face à cette séparation imposée : ils balancent tout simplement leurs déchets de l'autre côté de la barrière, côté américain...

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dimanche, mars 29, 2009

Entretien avec Josh Tickell, réalisateur du film "Fuel"

Josh Tickell est un jeune homme surprenant. Il vient de réaliser le documentaire diffusé actuellement aux Etats-Unis "Fuel", qui illustre les limites d'un monde qui tourne autour du pétrole. J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec lui et il en a profité pour me montrer un bus un peu spécial. Garé à Los Angeles, ce bus scolaire complètement réarrangé a pour but "d'enseigner aux enfants ce que c'est que de protéger l'environnement en modifiant ses habitudes de consommation." Durant cette interview en anglais d'à peine plus de 5 minutes, Josh nous fait une visite guidée du bus. Ci-dessous, l'univers du bus en photos, et plus bas, la bande annonce du film "Fuel".






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mardi, mars 24, 2009

Fun times à la fête foraine de Culver City



C'est par hasard que je suis tombée sur une fête foraine animée samedi dernier dans la ville de Culver City, à deux pas de chez moi. Pêche aux canards, tobogans et auto-tamponneuses étaient au programme de cette fête organisée par la police locale.

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dimanche, mars 22, 2009

La photo du jour


Dans la boutique de toilettage de Gabriella Grey "Symply Grooming", à Culver City, samedi 21 mars.